Le Bonbon

Top 10 des spécialités culinaires nantaises

On vous le concède, quand on pense gastronomie, on ne pense pas forcément Nantes (mais plutôt Lyon...). Pourtant, la Cité des ducs est à l'origine de quelques pépites culinaires. Voici les 10 spécialités nantaises à mettre tout de suite dans ton assiette.

La mâche nantaise

Eh oui, cette salade à petites feuilles a tout d'une grande. La Mâche nantaise bénéficie d'une appellation protégée par indication géographique protégée (IGP). En Loire-Atlantique, on commence à cultiver la mâche depuis la première moitié du XIXe siècle, soit au début du maraîchage nantais. En 2008, avec 26 000 tonnes de mâche produite, le bassin nantais est même le leader européen. Qu'est-ce que tu maches ?

Le berlingot

On confectionne cette friandise à Nantes depuis le XIXe siècle. C'est une cantinière des armées du Consulat puis de l'Empire, Mme Couët, qui aurait obtenu cette recette en remerciement de la part d'une pauvre femme à qui elle aurait fait une aumône. De retour à Nantes, elle transmet cette recette à sa fille qui commence à vendre ses friandises sous le porche d'un immeuble où son mari est concierge. La recette est reprise et reprise, notamment par Pierre Bonté, confiseur qui peut se permettre une plus large production. Mais qu'importe, le berlingot et la marque de la fille, devenue Mme Renaudineau « À la Renommée » sont nés, à Nantes.

Les rigolettes nantaises

En 1902, Charles Bohu, confiseur qui vend notamment... des berlingots, décide de transformer un peu la recette pour créer une nouvelle confiserie, les rigolettes. Plus tendre que le berlingot, il s'agit d'une coque de sucre cuit contenant une marmelade de fruit. Charles Bohu vend ces gourmandises dans son magasin au 26 rue de la Marne, dont la devanture avec la mosaïque bleue est culte et bien connue des Nantais. Désormais, on craque aussi pour les rigolettes au caramel au beurre salé ou chocolat praliné. Miam. 

Le muscadet

Le muscadet est un vin blanc AOC - depuis 1936 - produit essentiellement en Loire-Atlantique. Il accompagne parfaitement les fruits de mer, notamment au marché de Talensac. Issu d'un cépage unique, le Melon de Bourgogne, le muscadet est produit tout près de Nantes et le long de la Loire. Il est recommandé de le boire dans les trois ans suivant la récolte. Le maire de Mouzillon, reçu à l'Élysée, avait fait part au Président de la République de sa surprise devant l'absence de muscadet à la table présidentielle...

Le curé nantais

Au XIXe siècle, un curé de passage à Saint-Julien-de-Concelles, rencontre Pierre Hivert, un agriculteur local et ensemble, ils créent un fromage carré, appelé « Régal des gourmets ». Plus tard, ce fromage assez fort, au lait cru, à pâte molle percée de petits trous, est rebaptisé « Fromage du curé » puis « Curé nantais ». Aujourd'hui, c'est à Pornic qu'il continue à être produit. On l'adore chaud et fondu dans un croustillant ou dans un burger ! 

Le canard nantais

Également connu sous le nom de canard de Challans, ce canard est renommé bien au-delà des tables nantaises. Ce canard à la chair fine et réputé élevé en plein air serait issu, à l'origine, d'un croisement entre le canard de Rouen et le canard sauvage. On le savoure généralement avec une sauce au... muscadet et des pommes ! 

Ci-dessous : le burger au canard du restau nantais The Frenchie.

Le gâteau nantais

C'est sans doute l'une des spécialités nantaises les plus connues - et appréciées - des Nantais. Ce gâteau est caractéristique de la pâtisserie du début du XXe siècle, avec ses notes exotiques, apportées par le rhum brun. On vous dévoilait d'ailleurs sa recette par ici. Institution des tables nantaises, chaque restaurant y apporte sa touche personnelle. 

Le lard nantais

On l'appelle également côte nantaise ou lard du dimanche. Ce plat traditionnel, qui s'est imposé sur les tables des foyers modestes et des familles ouvrières, est composé d'un carré de côtes de porc braisé au four avec des couennes, des abats, du muscadet (bien sûr !) et des aromates. On le déguste froid ou réchauffé avec une salade (de la mâche ?) de saison. C'est d'ailleurs sans doute le seul plat vraiment typique des Nantais, qui l'achetaient chaque dimanche chez le charcutier.

Les bottereaux

S'il se nomme ailleurs crouchepette, merveille, oreillette, ganse ou encore bugne, le bottereau, lui, est bien nantais. Ces petits beignets en forme de losange sont essentiellement consommés en Anjou, en Bretagne et en Vendée (et chez nous). Ils tirent probablement leur nom du beurre, qui les compose. Si on les consomme quasi exclusivement à la Chandeleur, en lieu et place des crêpes, ils sont composés des mêmes ingrédients que ces dernières. 

Le petit beurre

Last but not least, la plus connue des spécialités nantaises est sans doute le petit beurre. Né dans l'usine LU, quai Ferdinand Favre (dont on vous livre les Secrets d'Histoire ici), le petit beurre Lefèvre-Utile a traversé non seulement les frontières mais aussi les générations. Savez-vous d'où vient sa forme si particulière ? Il est composé de 4 coins pour les 4 saisons, de 52 dents pour les 52 semaines de l'année. Quant aux 24 petits points que l'on distingue sur sa surface, ils représentent les 24 heures de la journée. Vous aussi, ça vous ramène en enfance ?