Le Bonbon

Les expos à voir absolument en juin

Si, comme tous les mois on vous présente nos expositions favorites, le mois de juin s'annonce particulièrement faste. On ira faire un tour dans les égouts, on se remémorera vingt ans de football (avant de ressortir ultra-remontés pour la prochaine coupe du monde) et on reviendra 67 millions d'années en arrière pour aller checker un gigantesque Tyrannosaure. Plus d'aventures encore ? Venez bâtir votre street-cred au château de Vincennes, revenez en enfance au Palais de Tokyo ou envolez-vous à la Maison Rouge : voici l'essentiel à savoir avant de visiter chacune de ces expos.


Zao Wouki au Musée d'Art Moderne

Pour la première fois depuis 15 ans, une vaste rétrospective est consacrée au peintre chinois Zao Wouki (1920-2013). Naturalisé français en 1964, il passe sa vie entre deux écoles de pensées, deux univers dont il puise son style bien particulier situé entre la Chine de son enfance et la France de sa maturité. Le Musée d'Art Moderne de la ville de Paris exposera une sélection de quarante oeuvres (voyages, rencontres avec d'autres artistes, découvertes aux Etats-Unis...) de très grandes dimensions, parfois jamais montrées au grand public.

du 1er juin au 6 janvier 2019
11, avenue du Président Wilson - 16e
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Légendes Souterraines par Codex Urbanus dans le Musée des Egouts

Codex Urbanus est un spécialiste du street art qui a l'habitude de recouvrir les rues de Paris avec ses illustrations symboliques : il s'agit souvent de créatures mutantes diverses et variées, mais de temps en temps il change un peu de thème. A partir du 2 juin, il s'empare des égouts pour faire ce qu'il sait faire de mieux le long des murs souterrains que, finalement, peu connaissent. Et évidemment, ses créatures mutantes s'accordent parfaitement avec le décor sombre des égouts.

Du 2 au 30 juin 2018
93, quai d'Orsay - 7e
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Bouchra Khalili, Daphné Le Sergent et Gordon Matta-Clark au Jeu de Paume

La première est franco-marocaine et présente un travail fait de cartographies, de photos, de vidéos...articulés autour de la notion d'une communauté à venir. La seconde décortique "la géopolitique de l'oubli" en menant des recherches sur la construction de l'identité, le langage ou encore la déterritorialisation. Le troisième, architecte, s'amuse à déconstruire ce qui a auparavant été établi.


du 5 juin au 23 septembre
1, place de la Concorde - 8e

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Histoire(s) de Graffitis au Château de Vincennes

Alors la jeunesse, on fait des balades street-art à Belleville sans connaître les codes du graffiti ? Histoire(s) de Graffitis, c'est l'occasion de vous bâtir enfin une vraie street-cred pendant un parcours en 5 étapes. Au programme, l’apparition des différentes formes du graffiti, son étude, ses exemples dans le château de Vincennes, ses messages et son héritage. Big up.

du 6 juin au 11 novembre
Avenue de Paris - Vincennes
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Un T-Rex à Paris au jardin des Plantes

Le jardin des plantes revient 67 millions d'années en arrière pour comprendre les conditions dans lesquelles vivait le T-Rex : ses territoires, son environnement ou sa proie favorite (avec moulages ultra-réalistes à la clé) mais aussi les grandes missions paléontologiques et le récit de la découverte de Trix, cette femelle Tyrannosaurus rex présentée pour la première fois en France. Découverte en 2013 dans le Montana (Etats-Unis), c'est le deuxième spécimen le plus complet au monde. Son crâne original, non déformé, la rend particulièrement remarquable. Vous découvrirez son anatomie, son régime alimentaire, ses combats...

du 6 juin au 2 septembre
57, rue Cuvier - 5e
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En Société au Musée du Louvre

Ce qu'il y a d'assez dingue dans cette expo, c'est que le Louvre a conservé une collection de pastels français, des créations donc d'une extrême fragilité puisque ces derniers sont créés à partir de "poussière colorée". Si les noms de Jean-Etienne Liotard, Maurice Quentin de La Tour ou encore Jean-Marc Nattier vous sont inconnus, voilà  une bonne raison d'aller y faire un tour.

Ce qu'il faut savoir : 120 oeuvres datant des 17e et 18e siècle (le 18e constitue l'âge d'or du pastel) restaurées grâce au mécénat de la fondation American Friends of the Louvre. A voir absolument, le Portrait de la Marquise de Pompadour de Maurice Quentin De La Tour.

du 7 juin au 10 septembre
Rue de Rivoli - 1er
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Par Amour du Jeu aux Magasins Généraux

Il y a (déjà) 20 ans, on remportait la coupe du monde. En attendant de savoir si cet anniversaire nous portera chance, on ira faire un tour aux Magasins Généraux (mais si vous savez, les nouveaux locaux démesurés de l'agence BETC à Pantin) qui, pour leur toute première saison explorent les liens entre création, football et société de 1998 à 2018 à travers des peintures, sculptures, dessins, photographies, vidéos, installations et performances sur 1000m2.

Le topo : 38 artistes internationaux âgés de 20 à 80 ans réunis autour de la question du football comme phénomène de société majeur des vingt dernières années. En plus de tout ça, des conférences, ateliers, du street football, freestyle, babyfoot, bornes de jeu vidéo et plus encore sont mis à disposition, sans oublier la diffusion des principaux matches de la Coupe du monde 2018 sur écran géant.

du 9 juin au 5 août
1, rue de l'Ancien Canal - Pantin
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En Couleurs au Musée d'Orsay

La sculpture monochrome, ça, on connait plutôt bien. Si elle est relativement méconnue, la sculpture polychrome est pourtant importante dans la discipline. Le Musée d'Orsay met l'accent sur le 19e siècle, lorsque des sculpteurs pionniers comme Charles Cordier en firent leur spécialité. Cires et marbres peints, marbres de couleur assemblés, bronzes dorés et argentés, pâte de verre, grès émaillé deviennent le nouveau langage de toute une veine de la sculpture française, témoignant du goût de l'expérimentation des artistes de la fin du siècle. L'enjeu majeur de la couleur appliquée à la sculpture, c'est l'illusionnisme de la représentation.

du 12 juin au 9 septembre
1, rue de la Légion d'Honneur - 7e
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Made In Barbès

En sortant du métro Barbès-Rochechouart, il faut s’enfoncer un peu dans la Goutte d’Or puis s’arrêter là où il y a des débits de paroles fortes et enjouées. Vous voilà à l’Echo Musée, illustre galerie d’art associative du quartier. Du 14 au 23 juin, Jean-Marc et son équipe invitent tous les curieux a découvrir la Goutte d’Or comme vous ne l’avez jamais vue. Lisez l'article qu'on y consacre ici.

Du 14 au 23 juin
21, rue Cavé – 18e
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L'envol à la Maison Rouge

On vous en parlait dans cet article, avant sa fermeture la Maison Rouge organise une expo qui traitera du rêve de voler, sans s'ntéresser à ceux qui y sont parvenu. Art moderne, contemporain, brut, ethnographique et populaire : 200 œuvres de 130 artistes venus de tous horizons, entre installations, films, documents, peintures, dessins et sculptures, viendront nous parler de l'envol. Chamanisme, spiritisme, utopie, rêve, contes et légendes, science-fiction, danse... De nombreux thèmes seront abordés pour illustrer ce vaste sujet.

du 16 juin au 28 octobre
10, boulevard de la Bastille - 12e
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Les impressionnistes à Londres au Petit Palais

La guerre franco-allemande de 1870, la chute du Second Empire, puis la Commune de Paris ont poussé de nombreux artistes installés en France à se réfugier au Royaume-Uni. L'expérience de l'exil outre-Manche exerce alors une influence nouvelle sur l'art français : alors que certains artistes sont déjà célèbres (Carpeaux, Tissot, Daubigny), d'autres vont se révéler en enseignant leur art (Legros, Dalou), tandis que les futurs impressionnistes (Pissarro, Monet, Sisley) peinent à convaincre le public anglais malgré le soutien du marchand Durand-Ruel qui diffuse l'art français à Londres. L'exposition réunit plus d'une centaine de chefs-d'oeuvre nés au bord de la Tamise, dans l'atmosphère brumeuse et industrielle du Londres Victorien.

du 21 juin au 14 octobre
Avenue Winston Churchill - 8e
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Picasso et la danse à la bibliothèque-musée de l'Opéra Palais Garnier

Encore une nouvelle expo de Picasso, oui, mais sous un angle peu abordé jusque-ici, celui de son rapportà la danse à travers une série d'oeuvres et de documents rarement exposés en France. Si vous saviez sûrement qu'il s'est mariéà Olga, une ballerine, l'artiste était avant très porté sur la danse populaire : il a ainsi croqué le cirque comme le cabaret, dessiné  costumes et de décors pour les Ballets russes dans les années 1910-1920 mais aussi  collaboré avec le chorégraphe Serge Lifar pour la reprise d'Icare en 1962 à l'Opéra de Paris. On y découvrira les estampes d'inspiration mythologique des années 1940-1950 ou encore les danses érotisées de la fin des années 1960.

du 19 juin au 16 septembre
8, rue Scribe - 9e
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Laure Prouvost et Enfance au Palais de Tokyo

Pour la première expo personnelle (dans une instution parisienne) de Laure Prouvost, on a hâte de découvrir ce couloir recouvert de tapisseries qui se transforme en treillis métallique entrelacé de branchages et d'éléments hétéroclites (rétroviseurs, framboises, collages, coupures de presse, vases fessus....) : on passe ainsi d'objets manufacturés à des traces de forêts.



Comment le sens de l'émerveillement, la capacité à inventer des mondes mais également les peurs et les angoisses enfantines se construisent et se déterminent-ils en fonction des contextes ? Cette question a elle seule nous transporte et nous donne très envie d'aller chercher les réponses à l'exposition Enfance.  

du 22 juin au 9 septembre
13, avenue du Président Wilson - 16e


Celles qui sont toujours en cours



Willy Ronis au Pavillon Carré Baudouin

Willy Ronis est à la photo ce que Charles Trenet est à la musique française. Personnage-clé de l'histoire de la photographie française, son travail est le fer de lance de la photographie dite humaniste. Il n'immortalise pas les monuments mais la vie quotidienne des gens, dès 1926. Cette expo qui lui est consacrée présente son  "testament photographique", une série de six albums, et une série de films et vidéos réalisés par l'artiste. Comme pour Charles, il est impossible d'être las de Willy.

Jusqu'au 29 septembre
121, rue de Ménilmontant - 20e
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Chris Marker à la Cinémathèque française

Résistant, écrivain, cinéaste, anticolonialiste, cinéphile, voyageur.... La liste d'adjectifs pour caractériser Chris Marker est aussi longue que son œuvre. La Cinémathèque française lui consacre une exposition jusqu'au 29 juillet. L'infatiguable artiste a immortalisé la Ville Lumière dans un moment particulier, Mai 68. Pour les 50 ans, la Cinémathèque projette plusieurs films du réalisateur pour découvrir un Paris bien différent.

Jusqu'au 29 juillet
51, rue de Bercy - 12e
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Gilles Caron, 1968 comme vous ne l’avez jamais vu à l'Hôtel de Ville

Pour célébrer les cinquante ans de Mai 68, l’Hôtel de Ville de Paris met en lumière l’un des photographes les plus emblématiques de cette période charnière de l’Histoire, Gilles Caron. En 68, le jeune reporter d’à peine trente ans est déjà connu dans le milieu du photojournalisme, quand les premières manifestations étudiantes éclatent à Paris. Gilles Caron devient alors le témoin privilégié d’une génération éprise de liberté. À travers plus de 300 clichés, dont la plupart sont inédits, Gilles Caron Paris 1968 présente en sept étapes les coulisses de cette année, des premières manifs de mai au premier grand conflit humanitaire, avec pour toile de fond l’esthétique des 60’s. 

Du 4 mai au 28 juillet
5, rue de Lobau - 4e

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Data Dating à la Galerie Charlot

Une douzaine d'artistes ont été invités à présenter leurs œuvres sur le romantisme digital. Les thèmes sont variés : la communication amoureuse, les relations physiques, la marchandisation des sentiments à travers les applis de rencontre, l'évolution de la séduction... Bref, la sexualité et le romantisme digitaux sont explorés sous tous leurs aspects dans cette exposition qui vaut clairement le détour. 

47 rue Charlot - 3e
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Au-delà des limites à la Villette

C'est une expérience inédite que vous propose le collectif teamlab avec son tout dernier projet artistique à la Grande Halle de la Villette. Tout droit venu du japon, ce collectif composé d’artistes, de programmateurs, d’ingénieurs, d’animateurs 3D, de mathématiciens et d’architectes ont imaginé pour vous une exposition d'un nouveau genre en nous invitant à interagir avec des œuvres d’art numérique monumentales.

Du 15 mai au 9 septembre
211, avenue Jean Jaurès - 19e
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Artistes & Robots au Grand Palais

Impossible de nos jours d’échapper aux robots ou aux intelligence artificielles, notamment dans l’entertainment. Quid du monde de l’art ? C’est ce qu’à voulu explorer le Grand Palais avec sa nouvelle exposition Artistes et robots. À travers une quarantaine d’œuvres dont certaines réalisées spécialement pour l’occasion, le musée examine l’évolution du robot et son rapport au monde de l’art. Une expo entre passé, présent et futur qui donne à réfléchir sur notre monde bousculé par la technologie. 

Du 5 avril au 9 juillet 2018
3, avenue du Général Eisenhower - 8e
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