Le Bonbon

Les plus beaux passages couverts de Paris pour se mettre bien au chaud

Durant la première moitié du XIXe siècle, près de 150 passages s'imposèrent entre les murs parisiens pour abriter les plus fortunés pendant leurs promenades. La ville fut la première à engager ce genre d'architecture, qui sera ensuite exporté en province, puis à l'étranger. 

Le baron Haussmann et son intervention musclée ont mis à plat bon nombres de ces couloirs de verre. Les constructions des grands magasins ont elles aussi participé à leur popularité. Il n'en reste aujourd'hui qu'une petite trentaine, accessibles et plus ou moins animés. Certains ne valent pas franchement le détour, d'autres sont de vrais joyaux du patrimoine parisien. Dans chacun d'eux, les verrières qui les recouvrent amènent cette même lumière zénithale qui a fini par les faire inscrire comme monuments historiques. Allons, promenons-nous !


Le plus beau : la galerie Vivienne

Entre la rue des Petits-Champs, la rue de la Banque et la rue Vivienne, la galerie Vivienne connût, dès son ouverture en 1826, un succès considérable. Marchands de vin, confiseurs, libraires et bottiers attiraient à l'époque les foules huppées de la capitale, avant qu'elles ne s'orientent vers… les Champs-Élysées.

Début : 4 rue des Petits-Champs, 5 rue de la Banque - 2e
Fin : 6 rue Vivienne - 2e

 
Le plus long : l
e passage du Caire

Dans le deuxième arrondissement, le passage du Caire est le plus long de la capitale. Ces 360 mètres de galerie sont aujourd'hui principalement occupés par des grossistes du prêt-à-porter, et n'attirent plus tellement de promeneurs.

Début : place du Caire, rue du Caire - 2e
Fin : rue Saint Denis, rue d'Alexandrie - 2e


Le plus exotique : le passage Brady

Il s'étend de la rue du Faubourg Saint-Denis à la rue du Faubourg Saint-Martin : le passage Brady est l’un des rares passages de Paris composé de deux parties, séparées par le boulevard de Strasbourg, depuis 1852. Véritable invitation au voyage, on y trouve surtout des restaurant indiens, pakistanais et réunionnais, mais aussi des magasins de déguisements. C'est la fête !

Début : 43, rue du Faubourg Saint-Martin - 10e
Fin : 46, rue du Faubourg Saint-Denis - 10e


Le plus réputé : le passage des Panoramas

Construit en 1799, le passage des Panoramas est l'un des premiers passages couverts de Paris, mais aussi l'un des plus réputés ! D'ailleurs, c'est bien simple : il ne désemplit jamais. Situé juste en face du Musée Grévin, chacune de ses vitrines reflète une part historique de la capitale. Abritée par une superbe verrière, l’artère marchande est même inscrite aux monuments historiques. On y découvre des commerces de bouche mais aussi des artisans d’art : il est d'ailleurs le repère préféré de tous les philatélistes de France, puisqu'il abrite de nombreuses boutiques dédiées à la vente de timbres de collection, mais aussi de cartes postales ou de pièces de monnaie.

Début : 10, rue Saint-Marc – 2e
Fin : 11, boulevard de Montmartre – 2e


Le plus vieux : la cour du Commerce-Saint-André

Plus vieux, mais toujours couvert ! Dans le 6ème arrondissement, la cour du Commerce-Saint-André est le plus ancien passage du genre. Ouverte en 1776, un grand nombre de façades, toitures et verrières sont authentiques et parfaitement entretenues. On y trouve notamment l'un des plus anciens cafés de Paris, Le Procope (1686).

Début : 59 rue Saint-André-des-Arts - 6e
Fin : 21 rue de l'Ancienne-Comédie et 130 boulevard Saint-Germain - 6e


Le plus luxueux : la galerie Colbert

À deux pas du passage Vivienne se trace une concurrente d'une grande élégance. La galerie Colbert appartient aujourd'hui à l'Institut national d'histoire de l'art et abrite de nombreuses institutions et laboratoires de recherches du domaine des arts.

Début : 6, rue des Petits-Champs - 2e
Fin : 2, rue Vivienne - 2e


Le plus authentique : le passage Choiseul

Depuis 1827, date de sa construction, le passage Choiseul est presque resté intact. Plus ou moins populaire, branché et abandonné au fil de ces deux derniers siècles, la galerie est pour cet âge plutôt bien conservée.

Début : 40 rue des Petits-Champs - 2e
Fin : 23 rue Saint-Augustin - 2e


Le plus lumineux : le passage du Grand-Cerf

Ouvert en 1825 à la place de l'Hôtel du Grand Cerf, le Passage du Grand-Cerf n'a pas toujours ressemblé à ça puisque ce n'est qu'en 1845 que sa grande verrière est installée. Sa structure en métal et fer forgé laisse une grande place à la lumière et rend la balade fort agréable. On y découvre de jolies boutiques d’artisanat (bijoux, mobilier et design) mais ausi de tricot ou de luminaires. 

Début : 10, rue Dussoubs – 2e
Fin : 145, rue Saint-Denis – 2e