Le Bonbon

Top des trucs hyper relous qu’on croise tout le temps sur la piste cyclable

Tout cycliste parisien qui se respecte sait que réussir à avancer sur les nombreuses pistes cyclables de la capitale n’est pas toujours une chose aisée. Il faut dire que les obstacles en tout genre ont tendance à se multiplier, et qu’il faut parfois faire preuve d’ingéniosité (ou de self-control), pour réussir à atteindre sa destination.

Paris a beau avoir été élue meilleure ville de France pour faire du vélo (à notre plus grande surprise), il n’empêche qu’arpenter ses pistes cyclables n’est pas toujours le moment le plus cool de notre journée. Il y a du monde, des obstacles, des pavés, des trous dans la chaussée, bref, personne n’est épargné (non, même pas les vélos électriques). On vous propose donc un petit récapitulatif (non-exhaustif) de ces trucs vraiment relous (et parfois dangereux) auxquels vous êtes susceptibles d’être confrontés pendant vos trajets quotidiens.


Les obstacles vivants

Les vélos :

Bon, on va commencer par le plus évident, mais les plus relous, à vélo, ce sont sans doute les autres vélos. Entre celui qui n’avance pas, mais qui s’entête pourtant à rester au milieu de la piste cyclable, histoire d’être sûr que personne ne puisse le dépasser, ou à l’inverse celui qui n’a qu’un seul but, passer le mur du son, parfois au péril de sa vie, et surtout de la nôtre, il est parfois difficile d’élire le plus naze. Et alors, on ne commencera même pas avec ceux qui roulent tout simplement en à contresens alors que la piste est en sens unique hein… Et malheureusement, le nombre de cyclistes explosant un peu plus chaque jour, ça ne va pas aller en s’améliorant.

Les deux-roues motorisés :

On en a tous déjà fait l’expérience, mais les motos et autres scooters ont souvent tendance à penser que la piste cyclable n’est rien d’autre qu’une extension de la route principale, une sorte de voie auxiliaire, pour ceux qui maîtrisent les codes de l’autoroute, mise à disposition pour leur bon plaisir. Il n’est pas rare de les voir s’y immiscer, pour éviter les bouchons, ou bien prendre une rue en sens inverse. Et si nous, pauvres cyclistes, avant le malheur de leur faire une réflexion, ils nous lâchent alors, avec tout l’aplomb du monde : « De toute façon, toi t’es pas maquillée, donc t’es moche » (oui, ceci est une histoire vraie).

@freddyglx

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♬ son original - Freddy Gladieux

Les piétons :

Aka les rois de la street. On le sait, en leur qualité d’usagers les plus vulnérables, les piétons sont toujours prioritaires, quelle que soit la situation. Seulement, voilà, ils l’ont bien compris, et tirent souvent parti de cette position, au détriment des autres. Et vas-y que je me promène tranquillement au milieu des vélos. Vas-y que je traverse au milieu de nulle part sans regarder, parce que de toute façon, la piste cyclable, ce n'est pas vraiment la route (et c’est encore pire si la piste a le malheur de se trouver sur un bout de trottoir). Vas-y que je n’hésite pas à m’étaler sur la chaussée parce que le trottoir devant le bar est trop petit et que j’ai besoin de place pour faire des blagues lourdes à mes potes. Et vas-y que… Bref, on ne s’épanchera pas plus sur le sujet.

Les gens qui tournent :

Un peu plus généraliste, cette catégorie englobe tous les gens qui veulent s’engager dans les voies perpendiculaires. D’un côté, les voitures qui traversent la piste cyclable à toute berzingue sans même vérifier que personne n’arrive, ou bien qui font mine de s’arrêter alors qu’elles se trouvent déjà complètement sur la bande verte, empêchant quiconque aurait le malheur de se trouver sur une bicyclette à ce moment-là de passer. De l’autre, les cyclistes (encore eux) qui ralentissent d’un coup pour tourner, sans aucun signe avant-coureur bien évidemment, créant ainsi un carambolage géant derrière. Bref, quand on tourne, on l’indique (avec un bras, par exemple, on vous assure que ça marche très bien, ou un clignotant), on ralentit progressivement, et on respecte les priorités. C’est bien noté ?

Les pigeons :

Impossible de terminer cette liste sans mentionner l’un des nouveaux fléaux des cyclistes, véritable mal de notre époque moderne : les pigeons. Des créatures somme toute inoffensives, qui ne feraient pas de mal à une mouche, et qui, dans leur état naturel, ont tendance à s’envoler rapidement à l’approche d’une menace. Seulement, voilà, les pigeons parisiens sont clairement la race du mal, qui n’en a plus rien à faire, et qui n'hésite pas à attendre un dixième de seconde à peine avant l’impact pour étendre leurs ailes grisâtres et s’en aller vers de nouveaux horizons. Ça file la frousse, c’est pénible.


Les obstacles matériels

Les plantes :

Oui, bon, là, d’accord, ce n’est la faute de personne. Il n’empêche, ce n’est jamais très agréable de se faire fouetter le visage parce que les glycines du parc voisin ont décidé de mener leur petite vie de fleur indépendante, et de se faire la malle de l’autre côté de la barrière. On passera également sur les branches qui jonchent des kilomètres et des kilomètres de piste dès qu’il y a un petit coup de vent à Paris. Ne nous faites pas dire pour autant ce qu’on n’a pas dit, on est à 100% derrière la planète (vas-y petite nature, déchire tout), mais il y a des limites.

Les véhicules garés :

Qu’il s’agisse d’un engin de chantier, d’une voiture, ou même d’un vélo abandonné ou dépassant du rack, il existe malheureusement beaucoup trop de personnes qui pensent que la piste cyclable n’est là que pour leur rendre service quand ils ont une course à faire, ou la flemme de tourner pendant 2h pour trouver une place pour la nuit. C’est bien sympa hein, mais bon, c’est quand même hyper relou de devoir monter sur le trottoir (petite pensée aux propriétaires d’un hybride vélo/moto de 12 tonnes) ou affronter les voitures en sens inverse juste pour vous simplifier la vie. Malgré tout ce que vous pouvez bien croire, vous n’êtes pas chez vous dans la rue, il faut donc faire un petit effort.

Les travaux :

C’est sans doute l’une des choses les plus reloues qui existent dans les rues de Paris, et cela, que l’on circule à pied, en voiture, à vélo, à cheval ou en jet pack. Mais ce n’est pas parce qu’on est tous dans le même panier que c’est moins pénible à vélo, loin de là. Même chose ici, ça oblige à des détours sans fin, ça pousse à rouler sur les trottoirs et les places, sous peine de risquer une amende, ça incite à prendre des rues en sens inverse. Voilà. Finalement, si autant d’adeptes du vélo sont verbalisés, est-ce que ça ne serait pas purement et simplement à cause des travaux parisiens ? Le mystère reste entier…

@freddyglx

♬ son original - Freddy Gladieux

Les poubelles :

On a parfois du mal à comprendre comment elle s’est retrouvée là, mais il n’est pas rare de voir un sac isolé ou un bac vert entier au milieu de la piste cyclable. Et peu importe les circonstances du drame, ça ne fait jamais plaisir. Ça crée des embrouilles, des soucis de priorité, et des embouteillages de vélo dont on se passerait bien. Alors dans ces cas-là, on bénit les quelques âmes charitables qui traînent parmi les cyclistes parisiens, et qui se dévouent pour retirer cet obstacle malvenu, et malodorant. Vous êtes des héros sans le savoir.

Les objets oubliés :

Pour ceux d’entre vous qui n’auraient pas encore la chance de connaître les joies du vélo à Paris (et on se demande bien ce que vous attendez), vous l’aurez cependant compris grâce à cette liste, arpenter les rues de la capitale relève parfois plus du slalom que du tout schuss (et, oui, au Bonbon, on n’hésite pas à mélanger les sports pour trouver des analogies sympas). Mais l’un des plus gros pièges, c’est quand les gens à vélo sèment leurs affaires. Ça peut aller du simple gant au sac ou à l’antivol hyper robuste (et donc potentiellement vecteur de chute). Et puis en plus, il y a une chance sur deux de se faire avoir en pensant que c’est nous qui venons de perdre nos possessions, et ça fait toujours un petit coup de flip…